" Joli marécage " serait la traduction du mot Joliverie, emprunté à des mots d’origine scandinave.
En 1780, La Joliverie, c’est une petite métairie de 9 hectares, qui appartient à Louis-Boissineau de la Joliverie. Cet homme, rentier, est un personnage qui participe au développement du courant humaniste et aux sociétés philosophiques nantaises du XVIIIème siècle. Cette métairie sera exploitée jusqu’en 1922.
Les besoins de l’industrie en cadres et techniciens sont tels dans notre région qu’en juillet 1920, sous l’épiscopat de Monseigneur Le FER de la MOTTE, la décision a été prise de créer un établissement de formation technique. L’Evêque de Nantes fait appel aux Pères Jésuites qui s’installent en plein centre ville, au 9 rue Dugommier. L’exiguïté des locaux ne permettant pas toutefois d’assurer, de façon durable, l’essor de l’Institut, les gestionnaires de l’I.C.P. achètent en octobre 1922 la propriété de la Joliverie à St Sébastien-sur-Loire qui devient officiellement une école.
Après plusieurs années de travaux de construction, elle ouvre le 14 octobre 1927 avec 150 élèves. Le grand bâtiment de 5 étages trouvera sa symétrie en 1931 et sera complété par une aile ouest. L’atelier de mécanique, la forge et la menuiserie seront utilisés par les 43 promotions qui vont se succéder.
La Joliverie s'est développée, s'est transformée au fil des années. Ses gestionnaires ont su, grâce au concours du Conseil Régional des Pays de la Loire, adapter les structures, les locaux en fonction des besoins pédagogiques et des ouvertures des nouvelles sections.
Parallèlement à la Formation Initiale, un Centre de Formation Professionnelle Industriel va être ouvert dès 1971 pour répondre aux besoins des entreprises en matière de formation de leurs personnels. Des cours du soir ou des stages inter ou intra-entreprises vont être proposés en formation continue. Le développement de la Formation Permanente va conduire les responsables à entreprendre de nouvelles actions en lien avec les entreprises.
L’école commerciale ST PIERRE, va passer en douze ans de 80 à 800 élèves, l’école technique industrielle ST JOSEPH, de 75 à 950 élèves. De nouveaux bâtiments vont être construits pour accueillir ces jeunes : un bâtiment administratif pour ST JOSEPH en 1974, des ateliers et salles de Dessin en 1976, un gymnase en 1977, un self-service pour la restauration des élèves en 1980… Jusqu’en 1982, les deux écoles techniques privées vont évoluer séparément.




En 1982, la Direction Diocésaine nomme un directeur unique pour les deux établissements. Celui-ci contribuera à regrouper les services généraux, à harmoniser les conditions d’utilisation du site de la Joliverie et à veiller à une bonne coordination des activités des deux écoles. Cette direction unique permettra ainsi la simplification des démarches administratives notamment auprès des autorités de tutelle.